Chantier 30.10.2026

Mathilde Galland, Bouygues Bâtiment Grand Ouest, Résidence Le Prieuré (27) : « L’accompagnement technique de Myral a été déterminant dans notre choix »

Mathilde Galland, Bouygues Bâtiment Grand Ouest, Résidence Le Prieuré (27) : « L’accompagnement technique de Myral a été déterminant dans notre choix »

Aux Andelys, dans l’Eure, la résidence Le Prieuré vient d’achever une importante transformation. Portée par Poste Habitat Normandie et réalisée en conception-réalisation par Bouygues Bâtiment Grand Ouest, cette réhabilitation énergétique de 54 logements s’est accompagnée de la création de 4 appartements supplémentaires grâce à une surélévation en ossature bois. Une opération singulière, menée en site occupé, pour laquelle les équipes de Bouygues Bâtiment Grand Ouest ont choisi de remplacer la solution de façade initialement prescrite par le système Myral, posé en partie par leurs propres compagnons. Mathilde Galland, conductrice de travaux en charge de l’opération, revient sur les enjeux techniques de ce choix, sa mise en œuvre et les enseignements d’une première collaboration réussie.

Pouvez-vous nous présenter la réhabilitation de la résidence Le Prieuré et les principaux enjeux de cette opération ?

Mathilde Galland : « Il s’agissait d’une réhabilitation thermique assez particulière, puisque nous devions intervenir sur 48 logements collectifs et 6 pavillons individuels, tout en créant 4 logements supplémentaires en surélévation sur l’un des bâtiments.

Au-delà de l’amélioration des performances énergétiques, nous avons réalisé d’importants travaux à l’intérieur des logements : réfection des salles de bains, remplacement des équipements de plomberie, des revêtements de sol… Nous avons également remplacé la chaufferie gaz par des pompes à chaleur et repris l’enveloppe thermique des bâtiments, notamment les façades et les étanchéités en toiture. Le tout en site occupé. Sur un site assez exigu, nous sommes venus transformer complètement la résidence. Le résultat avant-après est assez impressionnant. »

La création de 4 logements en surélévation constituait également une première pour votre agence. Quels défis techniques représentait-elle ?

Mathilde Galland : « C’était effectivement la première surélévation en ossature bois réalisée par notre agence Habitat Réhabilitation de Rouen. D’autres équipes du groupe avaient déjà mené ce type d’opération, notamment sur des bâtiments fonctionnels, mais pas notre agence sur un immeuble d’habitation.

Nous avons créé 4 logements en attique, avec des murs à ossature bois et un plancher en CLT. Il fallait également ajouter une cage d’ascenseur préfabriquée.

La difficulté de ces systèmes préfabriqués, c’est qu’ils nécessitent un important travail de conception en amont. Il faut valider tous les plans, coordonner les bureaux d’études et les fournisseurs, anticiper les interfaces avec le bâtiment existant. Une fois sur chantier, la pose est rapide, mais encore faut-il que toutes les pièces du puzzle s'assemblent parfaitement !

Sur ce type d’opération, même avec de petites quantités, le travail de préparation reste conséquent. Et comme c’était notre première surélévation, nous n’avions pas le droit à l’erreur. »

Mathilde Galland, Bouygues Bâtiment Grand Ouest, Résidence Le Prieuré (27) : « L’accompagnement technique de Myral a été déterminant dans notre choix »

Mathilde Galland, conductrice de travaux Bouygues Bâtiment Grand Ouest

« En conservant l’isolation existante, nous avons réalisé une belle optimisation financière »

La solution Myral n’était pas prescrite initialement. Comment est-elle entrée dans votre réflexion et pourquoi l’avoir finalement retenue ?

Mathilde Galland : « À l’origine, le projet prévoyait un bardage en zinc à joint debout. Sur le pignon existant, il fallait déposer le revêtement en place, réaliser un voligeage bois, puis poser les panneaux en zinc. C’était une solution relativement coûteuse.

En échangeant avec notre service achats, nous avons commencé à étudier une variante avec Myral. Nous nous sommes notamment aperçus que le système pouvait être posé en surisolation sur l'ITE existante. C’était très intéressant, puisque nous pouvions conserver une partie de l’existant et éviter les travaux de dépose et de préparation initialement prévus.

L’objectif était d’abord financier. Même si le panneau Myral pouvait être plus cher que le zinc seul, l’économie réalisée sur l’ensemble du complexe nous permettait de faire une belle optimisation.

Il y avait également un enjeu de compétences. Notre agence dispose de nombreux compagnons bardeurs, mais pas de couvreurs spécialisés dans la pose de zinc à joint debout. Avec Myral, nous pouvions réaliser les travaux en part propre plutôt que de les sous-traiter.

Nous avons présenté un témoin aux architectes, qui ont été convaincus par le rendu. Et aujourd’hui, ils sont vraiment très satisfaits du résultat. »

Le bâtiment étant classé en troisième famille d’habitation, comment avez-vous traité les exigences de sécurité incendie tout en respectant les intentions architecturales ?

Mathilde Galland : « C’était effectivement un sujet important. Les architectes avaient notamment imaginé, sur le pignon, de grandes lames verticales qui se développaient sur toute la hauteur du bâtiment, soit environ 16 mètres, sans interruption visuelle.

Avec la solution en zinc initialement prévue, il aurait fallu intégrer des recoupements coupe-feu qui auraient modifié cette écriture architecturale.

La solution Myral nous a permis de répondre différemment à cette contrainte, notamment grâce à la mise en œuvre de bandes de laine de roche derrière le parement. Nous pouvions ainsi respecter les exigences liées au classement du bâtiment en troisième famille tout en conservant les grandes lignes verticales recherchées par les architectes.

C’était un argument supplémentaire dans les échanges avec la maîtrise d’œuvre. La solution répondait à nos contraintes techniques, économiques et architecturales. »

Mathilde Galland, Bouygues Bâtiment Grand Ouest, Résidence Le Prieuré (27) : « L’accompagnement technique de Myral a été déterminant dans notre choix »

L'un des bâtiments dont le dernier étage est habillé du parement isolant Myral aspect joint debout

« Je pense que sur des opérations de plus grande ampleur, les temps de pose de Myral peuvent être très compétitifs »

La solution Myral a été mise en œuvre sur plusieurs supports, notamment la surélévation bois et un pignon déjà isolé. Comment avez-vous organisé les différentes phases du chantier ?

Mathilde Galland : « Nous avions en réalité 3 configurations : le pignon existant, la surélévation en ossature bois et de petites extensions au niveau des halls d’entrée.

Nous avons commencé par le pignon, sur lequel nous avions également réalisé les témoins. C’était une première prise en main du produit pour nos équipes, qui n’avaient jamais posé de Myral auparavant.

Cette phase a nécessité quelques ajustements. Nous avons notamment rencontré des difficultés de calepinage, liées à des relevés de cotes réalisés avant la surélévation des acrotères. Il a fallu adapter certaines commandes et reprendre quelques détails de finition autour des fenêtres.

Mais cette première expérience nous a permis d’apprendre. Environ 6 mois plus tard, lorsque nous sommes intervenus sur la surélévation, les compagnons connaissaient déjà le produit et les points de vigilance.

Et là, franchement, tout s’est très bien passé. Les panneaux se posaient de manière régulière, les équipes avaient acquis les bons réflexes et nous avons gagné en efficacité. »

Quel retour d’expérience faites-vous sur la mise en œuvre du système, notamment en matière de facilité et de rapidité de pose ?

Mathilde Galland : « C’est un produit très facile à poser, il faut le reconnaître. Et sa légèreté constitue un véritable avantage pour les compagnons.

Sur le pignon, les lames étaient assez grandes et nécessitaient une manutention à deux. En revanche, sur la surélévation, un seul compagnon a pu réaliser la pose. Il s’agissait d’ailleurs d’un salarié proche de la retraite, avec des restrictions sur le port de charges lourdes. La légèreté des panneaux lui a vraiment facilité le travail.

Nous avons aussi constaté un intérêt en matière de temps de pose. Nous sommes habitués à travailler avec d’autres types de bardages, notamment des systèmes métalliques, et les cadences sont différentes.

Je ne peux pas donner de ratio précis sur cette opération, car les surfaces étaient relativement limitées et réparties entre plusieurs interventions. Mais je pense que sur des opérations de plus grande ampleur, les temps de pose de Myral peuvent être très compétitifs.

Avec le recul, un accompagnement au démarrage de la pose nous aurait certainement permis d’être encore plus efficaces dès la première phase. »

Mathilde Galland, Bouygues Bâtiment Grand Ouest, Résidence Le Prieuré (27) : « L’accompagnement technique de Myral a été déterminant dans notre choix »

Sur le pignon, la solution Myral a été posée en surisolation sur l'ITE existante

« L’accompagnement de Valérie Lesage a été déterminant pour faire valider la solution »

Au-delà du produit, quel rôle l’accompagnement technique de Myral a-t-il joué dans votre décision et dans la préparation du chantier ?

« Il a été déterminant. Nous avions deux bureaux d’études internes mobilisés sur l’opération : un bureau d’études bardage et un bureau d’études ossature bois.

Au départ, notre bureau d’études bois était assez réservé sur la possibilité de poser Myral sur des murs à ossature bois. Chez Bouygues, nous avons l’habitude de vérifier et de revérifier les solutions techniques avant de les mettre en œuvre. Nous disposons de nombreux retours d’expérience et nous sommes naturellement prudents lorsqu’il s’agit d'une configuration nouvelle.

Valérie Lesage, notre interlocutrice chez Myral, nous a beaucoup accompagnés. Elle nous a transmis de nombreux éléments techniques pour construire un dossier solide, répondre aux interrogations de nos bureaux d’études et obtenir la validation du bureau de contrôle.

Je pense sincèrement que sans cet accompagnement, nous n’aurions pas retenu la solution. Si Valérie n’avait pas été là pour défendre techniquement son produit et nous aider à en comprendre les possibilités, nous ne serions probablement pas allés aussi loin dans l’étude de cette variante.

C’est aussi ce qui fait l’intérêt de cette collaboration : nous n’avons pas simplement acheté un produit, nous avons pu travailler ensemble pour rendre possible une solution différente de celle initialement prévue. » 

L’opération a été livrée en février 2026. Quel bilan en tirez-vous et cette première expérience peut-elle ouvrir la voie à d’autres collaborations avec Myral ?

Mathilde Galland : « C’est une opération que nous avons livrée sans réserve, dans les délais, avec un très bon retour de notre client. Pour moi, c’est une vraie satisfaction, d’autant qu’il s’agissait de ma première opération avec une responsabilité complète de conduite de travaux.

J’ai beaucoup appris techniquement, notamment sur la surélévation bois et les études de bardage. Pour notre agence, c’est également une référence importante : nous avons désormais un premier retour d’expérience sur ce type de surélévation en habitat collectif.

Concernant Myral, je suis convaincue que cette collaboration peut avoir des suites. Depuis cette opération, des collègues de notre direction de l’ingénierie et de nos équipes commerciales me sollicitent régulièrement pour avoir des informations sur le produit.

Nous avons également partagé ce retour d’expérience en interne, notamment sur l’optimisation financière obtenue grâce à cette variante.

Le produit intéresse nos équipes achats et il fait désormais partie des solutions que nous pouvons envisager lorsque les prescriptions et les caractéristiques du projet le permettent.

Et puis, il y a le résultat architectural. Les architectes sont très contents et, personnellement, je trouve aussi que le rendu est vraiment très réussi. »

Crédit photos ©Bouygues Bâtiment Grand Ouest | Erik Jourdaine

 

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*Notre démarche de Décarbonation : devenir le système de façade le moins carboné du marché. Données collectées depuis janvier 2023.