Événement 02.07.2026

ÉVÉNEMENT : Myral a lancé l'offre ITE augmentée avec un record, six voix et six ateliers

ÉVÉNEMENT : Myral a lancé l'offre ITE augmentée avec un record, six voix et six ateliers

Le 24 juin 2026, alors que la France battait le record absolu de la journée la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés, 29,9 °C de moyenne nationale sur 24 heures selon Météo-France, l’équipe Myral a réuni une centaine de partenaires, décideurs, prescripteurs, faiseurs et journalistes à La Recyclerie, à Paris, pour le lancement officiel de notre offre Myral ITE augmentée. Un paradoxe assumé : parler d'isolation, de confort d'été et de bâtiments résilients le jour même où la démonstration climatique s'imposait à ciel ouvert. Retour sur une matinée fondatrice, structurée autour d'une conférence, d'une table ronde à six voix et d'un parcours immersif en six ateliers pour présenter concrètement ce que recouvre l'ITE augmentée : Solution. Service. Engagement.

Dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, La REcyclerie occupe depuis 2014 l'ancienne gare d'Ornano, sur la Petite Ceinture parisienne. Ce lieu, nous ne l’avions pas choisi au hasard pour marquer le lancement de notre offre Myral ITE augmentée car il est devenu en 10 ans un symbole de la transition écologique urbaine, avec sa ferme urbaine, ses ateliers de réparation et sa programmation autour de l'économie circulaire.

Ce que nous n’avions pas anticipé, en revanche, c’est que ce matin du 24 juin, le décor s'effacerait derrière une autre réalité : la chaleur. La deuxième canicule de l'année frappait la France de plein fouet, et ce mercredi allait devenir la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le pays. Quelques jours avant l'événement, la question s'était sérieusement posée : fallait-il maintenir ? Le choix a été de tenir bon, précisément parce que le sujet du jour, sous 40 °C, cessait d'être un discours pour devenir une expérience partagée. Il a donc fallu s’adapter. L'équipe Myral a installé ventilateurs, brumisateurs, points d'eau, adapté le parcours de déambulation pour privilégier les zones ombragées de la cour et de la terrasse. Et une centaine de personnes — bailleurs sociaux, architectes, entreprises de pose, industriels partenaires, journalistes, décideurs publics et privés, aux côtés de l'équipe — ont répondu présent malgré tout, et nous en sommes très reconnaissants !

« Nous sommes la première génération à avoir conscience du problème. Nous sommes aussi la dernière à pouvoir vraiment agir. »

Pour ouvrir la matinée, nous avons invité un grand témoin dont le parcours et le message résonnaient avec l'esprit de l'événement : Fabrice Bonnifet, président du C3D (Collège des Directeurs du Développement Durable) et de GenAct, ancien directeur RSE du Groupe Bouygues. Un homme qui parle du secteur en connaissance de cause, qui plaide pour un basculement de la performance vers la robustesse, et pour une transition qui associe décarbonation, coopération et vivant — les trois piliers, précisément, sur lesquels Myral construit sa nouvelle offre.

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Face à la salle, il a d'emblée recentré l'attention sur ce qu'il considère comme le vrai chantier :

« L'enjeu numéro un de notre profession, ce n'est pas le neuf — le neuf est plutôt bien encadré aujourd'hui par la réglementation, avec la RE 2020, parmi les plus ambitieuses au monde. L'enjeu, c'est clairement le rétrofit, la rénovation, qui doit concentrer l'essentiel de nos moyens, de notre temps, de nos compétences. C'est là qu'est le marché du futur, incontestablement. »

Et à ceux qui pensent que la climatisation généralisée réglera l'affaire, il oppose une mise au point technique et morale : la clim classique est de la mal-adaptation — coûteuse en énergie, dépendante d'un mix électrique lui-même fragilisé par les vagues de chaleur, et productrice de chaleur rejetée qui aggrave les îlots urbains. La réponse, elle, est passive :

« La solution, ce sont les solutions passives, ce sont les seules qui fonctionnent. Donc isoler, isoler, isoler, isoler. On n'a pas le choix. Aujourd'hui, le problème ce ne sont plus les épaves thermiques au sens de la protection contre le froid — l'hiver, on en aura de moins en moins besoin. Ce sont les bouilloires thermiques. Le confort d'été va prendre le pas sur le confort d'hiver. Et ça tombe bien, parce que le système passif protège autant du froid que du chaud. »

Une intervention dense, complétée par un plaidoyer pour la déminéralisation des villes, la restauration des puits de carbone, le passage de la performance à la robustesse — et un rappel qui a résonné dans la salle : « Il n'y a pas de projets bas carbone ou zéro carbone, ça n'existe pas. Il y aura toujours du carbone résiduel. » La question devient alors : que fait-on de ce résiduel ? Un fil rouge que la suite de la matinée s'est chargée de dérouler.

Concilier justice sociale et impact environnemental : une conversation à six voix

Six regards ont ensuite pris place autour de la table pour prolonger le fil : Karine Lascols, directrice générale du bailleur social Domanys Hervé Peutot, directeur général des opérations stratégiques de l'entreprise de rénovation globale Bonglet Julien Bagnard, directeur de Myral Pierre Naudet, directeur général des Pépinières Naudet Jean-Baptiste Micouleau, PDG du groupe Aramis et président du fonds de dotation Osmose ; Et Fabrice Bonnifet, resté en grand témoin.

 

Concilier justice sociale et impact environnemental dans la rénovation du bâtiment : c'est autour de cette équation, formulée en question d'ouverture, que la conversation s'est déployée pendant près d'une heure.

« La fin du monde ou la fin du mois »

Karine Lascols a posé l'équation telle qu'elle se vit côté bailleur social, en une formule que la salle a retenue : « Nos locataires, la fin du monde, ce n'est pas forcément leur problème du moment. C'est plutôt la fin du mois. Sauf qu'on le voit dans les épisodes climatiques ou les flambées énergétiques, ce sont les premiers impactés. » La stratégie de Domanys s'est structurée en réponse, autour de deux axes indissociables : régénérer le vivant et régénérer le lien social.

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Hervé Peutot a raconté, du côté d'une entreprise de pose engagée depuis plus de 20 ans, comment la contrainte environnementale se transforme en atout dès lors qu'on l'affronte sans attendre la réglementation : Bonglet a été la première entreprise française à obtenir le label Maîtrise de l'Environnement Qualibat, est certifiée ISO 14001 et EcoVadis, et embarque aujourd'hui ses industriels fournisseurs sur la reprise systématique des déchets de chantier. « On a essayé de transformer ce qui était une contrainte en atout dans le retraitement de nos déchets. »

Julien Bagnard a incarné l'approche industrielle par la matière, celle qui interroge d'abord ce qui compose le produit avant de communiquer sur ce qu'il fait : « Ça part du cœur. Il suffit de regarder dans une poubelle pour voir des canettes, des bouteilles… On s'est demandé : est-ce qu'on ne peut pas les récupérer pour les mettre dans nos produits ? Et on a poussé le curseur au plus loin. Aujourd'hui, on a divisé par deux l'impact de notre produit. »

Pierre Naudet, à la tête d'une entreprise de pépinières forestières depuis 150 ans, a raconté le déplacement de son métier : historiquement planteur en forêts et champs, il est désormais sollicité pour reconstituer des îlots de fraîcheur, des forêts urbaines et des espaces végétaux en cœur de ville, y compris dans les quartiers populaires où l'accès au vivant est souvent le plus limité.

Jean-Baptiste Micouleau a refermé le premier tour avec un cadre plus large : ces deux justices, sociale et environnementale, sont indissociables, et le contexte géopolitique actuel ne les affaiblit pas, il les renforce. C'est pour cette raison, précise-t-il, que le groupe Aramis a créé le fonds de dotation Osmose il y a 3 ans, un outil pour financer des projets qui articulent le vivant et le lien social.

« L'exigence remonte toute la chaîne »

La conversation a ensuite basculé sur la manière dont cette exigence se transmet, concrètement, d'un acteur à l'autre. Un signal réglementaire fort a été rappelé pour la salle : à partir d'août 2026, les donneurs d'ordre publics ont l'obligation d'intégrer des critères environnementaux dans leurs consultations. Pour Karine Lascols, cela ne change pas la trajectoire de Domanys : décarbonation, matériaux biosourcés ou écosourcés, refus assumé, par exemple, d'un programme VEFA proposé avec chauffage gaz et isolant pétrochimique, mais cela va accélérer, dans tout le secteur, un mouvement déjà engagé.

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Hervé Peutot a précisé comment son entreprise atterrit ces exigences : comptabilité carbone désormais présente jusque sur les bons de livraison, R&D collaborative avec les industriels partenaires pour faire émerger des solutions plus vertueuses. Une conviction traverse son propos : « Dans le bâtiment, on sait acheter, on sait moins se vendre. » Il faut, dit-il, davantage mettre en lumière ce qui fonctionne déjà.

Julien Bagnard a traduit côté industriel : le changement de sourcing des matières premières engagé depuis 2018, l'intégration jusqu'à 85 % de matières recyclées et biosourcées dans les solutions Myral, les FDES vérifiées sur INIES qui placent aujourd'hui Myral parmi les cinq ITE les moins carbonées du marché — 21,6 kg CO₂e/m² contre une moyenne de 50,8. « Sans les fournisseurs qui bougent avec nous, rien de tout cela ne serait possible. »

« Concevoir autrement »

Troisième temps de la conversation, cette fois adressé aux architectes et aux maîtres d'ouvrage présents dans la salle : qu'est-ce que ces enjeux changent à la conception même des projets ?

Pour Karine Lascols, la réponse tient en une contrainte de temps : « On construit pour 50 ans minimum. On est obligés d'anticiper. » Le confort d'été, l'accessibilité, la résilience face aux vagues de chaleur et aux épisodes pluvieux extrêmes deviennent des sujets structurants de conception, plus seulement d'exploitation.

Julien Bagnard a répondu par la liberté esthétique comme principe industriel : sur-mesure au centimètre près, palette RAL très large, finitions multiples (lisse, structuré, aspect crépi, aspect bois). « Si les gens ne se reconnaissent pas dans ces rénovations de bâtiments, ça ne va pas le faire. » L'industrialisation au service du sur-mesure, et non l'inverse.

Pierre Naudet a plaidé pour un changement de statut du végétal dans les projets : « Le végétal aujourd'hui doit être anticipé. Il doit être pensé comme une infrastructure — pourquoi on le veut, où on le veut, quels moyens on met pour le pérenniser. » Pas un alibi paysager ajouté à la fin, mais un élément de conception au même titre que la structure ou l'enveloppe.

« Ce qui marche déjà »

Dernier acte de la conversation : rendre tangible. Karine Lascols et Pierre Naudet ont raconté le projet de Tonnerre : sur une friche du parc Domanys, un îlot de fraîcheur co-conçu avec les habitants, ces derniers ayant choisi les essences, participé à la plantation collective du 18 mars, et demandé eux-mêmes que la forêt urbaine soit comestible. 390 plants, dont beaucoup d'arbres fruitiers ; une mini-forêt nourricière où les enfants du quartier reviennent régulièrement, alertent quand il manque d'eau, et retrouvent leurs prénoms sur des étiquettes en bois. Coopération territoriale à visée régénérative réunissant bailleur, industriel (Myral), entreprise de pose, pépiniériste, fonds de dotation (Osmose), commune, CCAS, régie de territoire et habitants.

Jean-Baptiste Micouleau a pris de la hauteur pour refermer la boucle : la réglementation seule ne suffit pas pour réconcilier justice sociale et environnementale. Il faut du mécénat, des fonds propres, des engagements d'entreprise. « Une fois qu'on aura abaissé notre bilan carbone au maximum, il va falloir essayer de faire du régénératif. Si on ne fait qu'abaisser les externalités négatives, ça ne suffira pas. Il faut aussi faire du positif. » Il évoque une prochaine étape : la friche industrielle de Sens (12 000 m²) que le groupe Aramis prévoit de désimperméabiliser à vocation environnementale et sociale.

La clôture de Fabrice Bonnifet

Repassant le micro à Fabrice Bonnifet pour la clôture, la salle est revenue au fondamental : « Le problème, ce n'est plus les solutions. On les a, elles sont matures. Ce qu'il faut, ce sont des acteurs qui s'engagent et que l'atypique devienne la norme ! »

L'ITE augmentée en immersion : six ateliers, trois piliers, un système

À l'issue de la conférence, les invités ont été répartis en six groupes pour un parcours immersif au cœur de l'offre. Six ateliers, chacun animé par les membres de l'équipe Myral, pour incarner les 3 piliers qui structurent Myral ITE augmentée : Solution technique unique · Accompagnement digital et humain · Ambition régénérative.

Atelier 1 — L'accompagnement humain et technique. Chargés d'affaires en région, bureau d'études structuré autour de 2010 pour ouvrir Myral aux marchés professionnels : un portefeuille aujourd'hui composé d'un avis technique CSTB et de trois ATEX couvrant l'ensemble des domaines d'emploi (maçonné, ossature bois, CLT, métal-industriel, supports complexes), doublé d'un pôle support qui traite les questions réglementaires. La première brique de la promesse : Myral n'est pas un fournisseur, c'est un partenaire de projet.

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Atelier 2 — Les services numériques. Scan 3D du bâtiment, nuage de points exploité par le bureau d'études, calepinage automatique, rendu photoréaliste avant chantier. Une chaîne digitale, proposée en option, pensée pour compléter le travail de l'architecte. « Le scan 3D, c'est moins d'erreurs et moins de mauvaises surprises sur chantier. Le rendu photoréaliste, c'est faire les bons choix avant même que le chantier ne démarre. »

Atelier 3 — Nos déchets sont des ressources. L'incarnation du 3e pilier par la matière. Trois gammes : Performance, Recyclée, Biosourcée, pensées selon le principe du bon matériau au bon endroit. Résultat mesuré : jusqu'à 85 % de matières recyclées et biosourcées, une empreinte de 21,6 kg CO₂e/m² selon les FDES vérifiées sur la base INIES, contre une moyenne de marché à 50,8. Myral figure ainsi parmi les 5 ITE les moins carbonées du marché. Un partenaire de la chaîne, François Nougier (Speira), est venu incarner physiquement l'engagement en amont sur l'aluminium recyclé.

ÉVÉNEMENT : Myral a lancé l'offre ITE augmentée avec un record, six voix et six ateliers

Atelier 4 — L'outil industriel. Un site unique à Is-sur-Tille, en Bourgogne. 130 collaborateurs, 28 M€ de chiffre d'affaires en 2025, près de 300 000 m² de panneaux produits chaque année. Un panneau sur-mesure au centimètre près, jusqu'à 14 mètres de longueur, contrôlé à chaque étape, tracé unitairement. Origine France Garantie. 40 ans d'existence en 2027. La qualité assurée à chaque étape de fabrication.

Atelier 5 — Démonstration esthétique et mise en œuvre. Sur une façade temporaire dressée dans la cour, un panneau posé en 30 secondes, sans ossature ni rails. La démonstration du positionnement unique de Myral : rapide comme un bardage, isolant comme une ITE, esthétique et durable. Une troisième voie de l'enveloppe entre l'enduit (filière humide, durée de vie limitée) et le bardage rapporté (ossature ouvrageuse, coût élevé), particulièrement adaptée aux chantiers en site occupé : moins de nuisances pour les habitants, moins de risques pour le bailleur.

ÉVÉNEMENT : Myral a lancé l'offre ITE augmentée avec un record, six voix et six ateliers

Atelier 6 — Vers le régénératif. À l'ombre des arbres de la terrasse, l'atelier de clôture projette l'ITE augmentée dans les 10 ans à venir. Trois axes : Osmose, le fonds de dotation du groupe Aramis, incarné par Jean-Baptiste Micouleau ; la contribution carbone certifiée projet par projet, portée avec les Pépinières Naudet ; et enfin les prototypes d'offre régénérative : façades végétalisées, îlots de fraîcheur intégrés au CCTP, nichoirs à pipistrelles insérés dans les panneaux. Une trajectoire assumée : « Rendre au vivant plus que ce que nous lui prenons. »

Un point de départ, plus qu'un lancement

Pour Julien Bagnard : « L'ITE augmentée, c'est la fusion des 15 dernières années de travail et de réflexion chez Myral, où l'on avait abordé les sujets un peu en silo : le technique d'un côté, le service de l'autre, l'environnement après. Alors qu'en fait, les trois forment un tout. »

Un tout que la journée du 24 juin, jusque dans la démonstration climatique à laquelle il a fallu s'adapter, aura contribué à rendre lisible. L'offre est lancée. Le chantier, lui, commence !

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*Notre démarche de Décarbonation : devenir le système de façade le moins carboné du marché. Données collectées depuis janvier 2023.