Projet soutenu par Myral / Osmose : À Tonnerre, une micro-forêt plantée pour créer du lien et remettre du vivant au cœur du quartier

Au cœur du quartier des Prés-Hauts, qui domine la commune de l’Yonne, une centaine d’habitants se sont réunis pour planter 400 arbres. Derrière ce geste simple, un projet collectif qui mêle transition écologique, lien social et nouvelle manière de coopérer entre acteurs d’un territoire.
Ce mercredi de mars, sous un soleil presque printanier, le quartier des Prés-Hauts à Tonnerre a changé de visage. Là où s’étendait encore récemment un terrain en friche au milieu de petits immeubles jumeaux et près du city stade, une micro-forêt a vu le jour.
En quelques heures, près de 400 arbres et jeunes plants ont été mis en terre par pas loin de 150 habitants tout sourire, dont une majorité d’enfants. Une mobilisation joyeuse bien au-delà des attentes. « On a été un peu victimes de notre succès… mais c’est une très bonne surprise ! On a obtenu ce qu’on cherchait : recréer du lien et impliquer les habitants », sourit Karine Lascols, directrice générale de Domanys, le principal bailleur social du département, qui gère près de 9 000 logements.
Mais derrière cette opération, il ne s’agissait pas simplement de végétaliser un espace. L’ambition est plus large : transformer un lieu, et surtout les usages qui y sont associés.
Une journée participative pour se réapproprier son quartier
Tout au long de la journée, enfants, familles, habitants et partenaires ont donc participé à la plantation, mais aussi à des ateliers pédagogiques autour du végétal. Chaque arbre planté a été identifié, parfois même “adopté”. « On a fait mettre des petites étiquettes avec le prénom des enfants. Ça leur permet de dire : celui-là, c’est moi qui l’ai planté », poursuit Karine Lascols.

Une manière simple mais puissante de créer de l’attachement. Car l’enjeu est là : faire avec les habitants, et non pour eux. « Ce type d’initiative, c’est vraiment de faire en sorte que ce soit leur espace. On l’a conçu ensemble pour que ça leur procure de la fierté. »
Pour certains, l’impact est immédiat : « Ça amène un espace de vie, de rencontre. Se parler, se côtoyer… ça crée du lien, ça évite de rester chacun de son côté. On en a vraiment besoin aujourd’hui », témoigne un habitant du quartier qui a mis tout l’après-midi les mains dans la terre.
À l’origine du projet : une rencontre et une conviction
Si cette micro-forêt a vu le jour, c’est qu’elle est le fruit d’une rencontre. Le projet trouve son origine dans la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) Bourgogne-Franche-Comté. Autour de la table : Domanys, les Pépinières Naudet et la Compagnie Dumas. « Lors de la CEC, on nous a expliqué qu’une partie de la solution, c’était la coopération, éclaire Pierre Naudet, le dirigeant des Pépinières Naudet. Alors on s’est demandé : qu’est-ce qu’on peut faire ensemble ? »
De cette réflexion est naît une idée simple : agir concrètement, localement, en mobilisant les forces du territoire. Le projet, porté par l’association Transition Territoire, s’est construit progressivement, en associant la ville de Tonnerre, des acteurs sociaux, des structures d’insertion… et les habitants eux-mêmes.
Une coopération concrète entre acteurs du territoire
Car ce qui fait la singularité du projet, c’est justement la diversité des acteurs mobilisés. « Mettre autour de la table des entreprises, des collectivités, des associations et des citoyens pour un projet qui a du sens et le faire aboutir… c’est une expérience de coopération extrêmement riche », souligne Brieux Michoud, coordinateur de l’opération pour Transition Territoire.

Le financement lui-même repose en grande partie sur des acteurs privés, permettant une mise en œuvre rapide. « Il y a eu une dynamique collective qui illustre qu’il y a d’autres façons de monter des projets : plus ouverte, plus collaborative, plus ancrée localement », se félicite Pierre Naudet.
Un projet à impacts multiples : social, environnemental, durable
Au-delà de la plantation, les bénéfices sont multiples :
- Environnementaux d’abord, en permettant le retour de la biodiversité en ville, la création d’un îlot de fraîcheur et la contribution à la lutte contre le changement climatique.
- Sociaux ensuite, en donnant naissance à un espace de vie partagé qui renforce le lien intergénérationnel et favorise la réappropriation du quartier par ses habitants.
- À long terme enfin, avec un verger et des activités partagées autour d’un lieu de rencontre et de convivialité.
« Dans cinq ans, on espère vraiment que ce sera un espace de vie, bénéfique au quartier, avec des fruits à cueillir et des gens qui s’y retrouvent », projette Karine Lascols.

Une illustration concrète de l’engagement de Myral
Côté Myral, cette opération illustre parfaitement la dynamique plus large engagée ces derniers mois.
Dans le prolongement de la participation à la CEC Bourgogne-Franche-Comté de Julien Bagnard et d’Antoine Vincenot, le choix a été fait d’aller au-delà de notre cœur d’activité industrielle en soutenant, via le fonds de dotation Osmose*, des projets à impact sur les territoires.
« Lorsque le projet de revégétalisation à Tonnerre a été présenté par Myral au comité de sélection, notre soutien financier est apparu comme une évidence… Bien sûr parce qu’il s’inscrit dans nos deux enjeux phares, la nature et le social ; ensuite parce qu’il intervient sur un territoire prioritaire ; mais aussi parce qu’il porte en lui tous les marqueurs d’un impact durable », explique Jean-Baptiste Micouleau, président du fonds de dotation Osmose. Et d’ajouter : « L’association nous a demandé de financer les plantations : c’est un investissement qui va porter des fruits durablement, au sens propre comme au sens figuré, alors nous sommes fiers de ce soutien et impatients de connaître la suite de l’aventure du Tonnerrois. »
Une expérimentation appelée à se déployer
Pensé comme une première étape, le projet pourrait en appeler d’autres. « Un second site est déjà envisagé à proximité, avec la plantation d’un verger dans les mois à venir. L’idée, c’est de pouvoir redéployer ce type d’initiatives avec des partenaires », confirme Karine Lascols.
Au-delà du site de Tonnerre, c’est bien un modèle qui se dessine : celui d’une transition écologique construite collectivement, à l’échelle des territoires.
Planter des arbres, planter des liens
Ce jour-là, à Tonnerre, certains ont eu la joie de planter leur premier arbre. D’autres ont simplement pris le temps de s’arrêter, de discuter, de participer. Mais tous ont contribué, à leur manière, à faire émerger quelque chose de plus grand. Car derrière chaque arbre planté, il y a aussi une idée qui germe : celle d’un futur plus vivant, plus collectif, et plus résilient.
* Le fonds de dotation Osmose est l’outil de mécénat collectif des entreprises du Groupe ARAMIS, dont Myral fait partie. Financé par un pourcentage du résultat net, il permet de soutenir des associations locales dans leurs projets de protection de la nature et de justice sociale. En 2025, ce sont 28 projets qui ont ainsi été aidés.
Crédit photos ©Sébastien Boulard
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*Notre démarche de Décarbonation : devenir le système de façade le moins carboné du marché. Données collectées depuis janvier 2023.